Récemment, j’ai participé à une formation sur les Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA), animée par Lucie Fadda, neuropsychologue de formation et aujourd’hui directrice du SESSAD AVA (Agir – Vivre – Autisme). Elle est également membre de l’association Chrysalide, qui accompagne et soutient, dans notre secteur, les enfants, adolescents, adultes et leurs
familles concernées par un TSA.
En ce sens, j’ai découvert l’existence de la PCO : Plateforme de coordination et d’orientation. Le site est très bien fait et très accessible. En résumé, c’est une plateforme qui permet aux familles et aux enfants de moins de 7 ans d’avoir accès à des évaluations et rééducations par des professionnels. Elle aide les familles dans le parcours diagnostique de leur enfant. C’est un médecin qui peut adresser les familles vers la PCO dès qu’il y a une suspicion de TND (Trouble du neurodéveloppement).
Les troubles du neurodéveloppement (TND) regroupent différentes situations comme les troubles du spectre de l’autisme (TSA), le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA ou TDAH), les troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, etc.) ou encore le trouble du développement intellectuel, Trouble de la communication (dysphasie), trouble de la coordination ( Dyspraxie). Chaque enfant ou adolescent concerné présente des besoins spécifiques, mais tous partagent une réalité : leur fonctionnement neurologique est différent, et cela influence leur quotidien.
Comprendre pour mieux accompagner
Un enfant avec un TND ne choisit pas ses comportements ni ses difficultés. Derrière une agitation, une crise ou un repli, il y a souvent une difficulté à gérer les émotions, à comprendre certaines consignes ou à s’adapter à un environnement trop stimulant. La première étape pour les accompagner est donc de porter un regard bienveillant, qui cherche à comprendre plutôt qu’à juger.
Favoriser un cadre sécurisant
Les enfants et adolescents avec un TND se sentent plus en confiance lorsqu’ils évoluent dans un cadre clair et prévisible. Mettre en place des routines, utiliser des supports visuels (pictogrammes, plannings, couleurs) ou annoncer les changements à l’avance leur permet d’anticiper et de réduire l’anxiété.
Exemple concret : un tableau de la semaine affiché dans la cuisine avec les activités principales (école, sport, rendez-vous) aide l’enfant à se repérer et diminue les questions répétitives ou les angoisses liées aux imprévus.

Encourager les points forts
Chaque enfant possède des talents particuliers. Certains ont une excellente mémoire visuelle, d’autres une créativité débordante, une curiosité scientifique ou une grande sensibilité artistique. Mettre en valeur ces atouts renforce leur estime d’eux-mêmes et leur motivation à progresser dans les domaines plus difficiles.
Exemple concret : un adolescent passionné de jeux vidéo peut être encouragé à développer des compétences en informatique ou en dessin numérique, qui valorisent son intérêt tout en travaillant des habiletés utiles.

Soutenir les apprentissages
À l’école, les enfants avec TND peuvent rencontrer des obstacles : difficultés d’attention, lenteur dans l’écriture, problèmes de compréhension des consignes. Il est important d’adapter les attentes, de proposer des pauses, d’utiliser des supports alternatifs (ordinateur, schémas, dictée à l’adulte). Ces aménagements ne sont pas des privilèges, mais des outils pour compenser les difficultés.
Exemple concret : pour un enfant dyslexique, permettre de lire une consigne à voix haute ou d’utiliser un logiciel de lecture facilite grandement la compréhension. Il est primordial que l’enfant reprenne confiance en lui et prenne du plaisir.

Prendre soin de la relation
Au-delà des outils, ce qui compte le plus est la relation de confiance. Écouter, encourager, féliciter les efforts, reconnaître les émotions, sont des gestes simples qui renforcent le lien et donnent à l’enfant la sécurité intérieure nécessaire pour progresser.